La thérapie

Vous ne voulez pas d’un psy « neutre », parce que vous n’avez pas seulement besoin de quelqu’un qui écoute votre histoire ou qui pose un diagnostic, mais vous recherchez un thérapeute qui vous propose des solutions, un protocole ou des actions concrètes à mettre en place dans votre vie quotidienne, pour aller mieux. Vous êtes à la bonne adresse !

A l’instar de Paul Watzlawick, psychologue américain de l’école de Palo-Alto, je pense que si la thérapie dure trop longtemps c’est qu’elle n’est pas efficace.

Chaque être humain est biologiquement unique. C’est également vrai au niveau psychologique, spirituel ou émotionnel.

Ce qui veut dire que chaque personne a des raisons spécifiques de consulter, qui n’appartiennent qu’à elle. De mon point de vue, chaque cas clinique est un cas spécifique, particulier, unique. Je n’ai pas de protocole « clés en main » que je déroulerai de façon identique pour toutes les personnes que je reçois. Je dois adapter ma pratique – en fonction de l’âge, du sexe, de la culture, du contexte …

En règle générale nous proposons des thérapies brèves basées sur deux piliers, l’écoute (la compréhension) et l’action (le changement).

En tant que psychologue, je travaille avec la parole. A ce niveau, l’écoute est primordiale, c’est la fondation, la première pierre de l’édifice.

Souvent, mes clients me disent : « J’ai bien compris l’origine de ma souffrance, mais que dois-je faire pour en sortir ? »

En premier lieu, êtes vous vraiment certain(e) d’avoir vraiment compris tous les enjeux, tous les mécanismes de la situation que vous évoquez ?

La plupart du temps, on en perçoit qu’une partie …

Nous, Humains, avons la chance de disposer de cet outil génial qu’est le cerveau. C’est lui qui me permet de taper ce texte sans avoir à réfléchir à la position de mes mains (ni de mes yeux qui suivent le texte à l’écran), aux tournures de phrases que j’emploie, au fait de garder mon corps en équilibre sur mon siège sans tomber, etc … C’est vraiment un outil extraordinaire.

Si j’étais né au Vietnam, je parlerai aujourd’hui vietnamien aussi facilement que je parle le français, sans même avoir besoin d’y penser. Mais pour cela le cerveau à besoin d’apprendre. Il s’adapte, avec une plasticité phénoménale.

Et si je suis placé dans un environnement toxique, violent, stressant, traumatisant, même de façon ponctuelle, mon cerveau va « apprendre » à mettre en place un certain nombre de mécanismes visant à protéger mon intégrité. Je n’ai rien à faire pour cela, mon cerveau est programmé pour réagir de cette façon.

Exemple extrême : dans un pays en guerre il faut se méfier de tout, c’est très facile dans ces conditions de devenir paranoïaque, car c’est aussi un bénéfice : en développant ce type de comportement je vais très probablement augmenter mes chances de survie par rapport à une personne qui ne l’est pas.

Mais une fois la guerre terminée, que se passe-t-il ? Au lieu de jouir de la paix revenue, la personne paranoïaque va continuer à vivre «en guerre» à l’intérieur d’elle même, et dans ses rapports avec les autres.

Comme si un «programme» mis en place par le cerveau, et adapté à une situation donnée, continuait à perdurer en «mode automatique», alors même que la situation qui l’a généré a complètement disparu. J’ai pu observer ce mécanisme chez de nombreux patients.

Pour sortir de ces schémas, il faut dans un premier temps prendre conscience de ce qui est en train de se (re)jouer. Puis dans un second temps, mettre en places des exercices générateurs de nouvelles habitudes, de nouveaux comportements, de nouvelles postures qui vont remplacer l’ancienne façon de faire, de réagir, par quelque chose de neuf et de plus adaptés à l’environnement présent.

Au delà de la théorie, la pratique est souvent difficile, car cela oblige le consultant à affronter de fausses croyances ou des peurs enracinées depuis longtemps.

Si chaque patient est unique et présente un ressentit, des émotions et une histoire qui n’appartiennent qu’à lui, la réussite ou l’échec de cette méthode n’est pas liée à la spécificité d’un symptôme. Tout type de pathologie peut être traité. Sa réussite dépend essentiellement du niveau de motivation du consultant, et de sa capacité à être actif dans la concrétisation de son désir de changement.