Qui suis-je ?

Après un baccalauréat D (mathématiques et sciences de la nature), j’ai étudié la psychologie pendant 5 ans à l’Université de Nanterre (aujourd’hui Paris-Ouest), avec à la clé un DESS de Psychologie Sociale et Expérimentale. J’ai complété ce cursus par une année à Paris-Dauphine, validée par un DESS de Sciences des Organisations.

Parallèlement, pour gagner ma vie durant mes études, je travaillais en tant qu’enquêteur pour différents instituts d’étude d’opinion. Suite à quelques entretiens, j’avais eu plusieurs opportunités d’entrer dans les départements RH de différentes entreprises, mais j’étais peu motivé, et une directrice d’étude avec qui je travaillais m’avait conseillé, vu mon profil, de me lancer dans les études marketing qualitatives. Ce que j’ai fait, je suis devenu, en free-lance, chargé d’études, puis directeur d’études qualitatives – une branche très intéressante du marketing.

Sans le savoir, je me préparais au métier que j’exerce aujourd’hui : j’ai interviewé plus de 1000 personnes et animé des centaines de groupes. Mais, moins amusant, je rédigeais des rapports d’étude à la chaine, à destination des services marketing de différentes multinationales.

C’était aussi beaucoup de stress, certains clients se comportant en véritables tyrans du fait qu’il gèrent un budget et peuvent du jour au lendemain l’attribuer à un concurrent. C’était devenu caricatural : lorsque j’arrivais chez un prestataire j’étais traité comme un roi (c’était moi le client) mais avec le client commanditaire de l’étude j’étais censé dire oui à tout, y compris à des demandes totalement surréalistes.

Longtemps auparavant, j’avais fait une courte psychanalyse (un an), que j’avais interrompu du fait que je ne n’avais pas eu la sensation de progresser.

Ensuite j’avais rencontré un groupe de personnes qui organisaient des sweat-lodges, ou huttes de sudation, suivant une tradition amérindienne. C’est quelque chose de très « roots », très « nature », qui correspondait (et qui correspond toujours) à ce que j’aime.

C’est à cette époque que j’ai commencé à pratiquer le Taï Chi Chuan – forme lente, style Yang traditionnel – que je pratique toujours aujourd’hui.

Puis, pendant plusieurs années, j’ai suivi un chamane péruvien, José Campos. C’est une U.V. d’ethnologie validée en année de licence, à Nanterre, qui m’avait donné le gout d’aller vers ces cultures et traditions ancestrales. Mais ce n’était plus seulement des mots dans un livre, cette fois c’était ma vie. Quel choc ! J’ai vécu des moments particulièrement intenses, souvent difficiles, mais toujours riches d’enseignements.

A la naissance de notre premier enfant, après que nous ayons quitté la région parisienne pour emménager dans le Perche, ça c’est imposé comme une évidence : je devais quitter mon métier de directeur d’études, qui ne me convenait plus.

Sans m’en rendre compte, tout le travail de développement personnel que j’avais réalisé pendant ces années me préparait au métier que j’exerce aujourd’hui depuis 6 ans avec passion : psychologue, c’est à dire celui qui soigne avec la parole.

Je l’avoue sans ambages, armé du seul bagage de mes études universitaires, sans ce « recentrage d’âme » acquis auprès de dépositaires d’un savoir ancestral, ma pratique ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Afin d’être accompagné – moi qui ai fait le choix d’accompagner les autres – j’ai demandé à un ami d’enfance, Thierry Wilhelm, coach, formateur et conférencier, d’être mon superviseur.